Mot de Pierre Doray

Président du conseil d’administration de l’ICÉA

Critique d’une société où l’on retrouve des inégalités sociales

En octobre 2016, l’Assemblée générale des membres de l’ICÉA adoptait une déclaration qui soulignait plusieurs défis de taille pour le Québec. On y soulignait le fait que nous vivons dans une société dont les exigences en matière de connaissance et de compétences sont sans cesse croissantes. Cette déclaration soulignait également la présence persistante d’inégalités d’apprentissage au sein de la population; des inégalités dont les conséquences sont aggravées par un contexte où connaissances et compétences sont en forte demande.

On pourrait croire que le défi des exigences croissantes en matière de connaissances et de compétences est une réalité nouvelle, mais ce serait une erreur. Ce défi est présent dans le paysage éducatif québécois depuis longtemps : l’ICÉA le soulignait dès les débuts des années 1960! On déplorait alors la précarité et l’exclusion dont étaient victimes les personnes affectées par des inégalités d’apprentissage.

Cette nouvelle édition d’Apprendre + Agir s’intéresse notamment à ce défi. On y retrouve un portrait des populations à risque d’exclusion. Celui-ci annonce l’une des orientations stratégiques majeures que l’ICÉA adoptera au de l’année à venir : quelles personnes sont victimes d’inégalités d’apprentissage et quels sont leurs besoins? Que ce soit dans Apprendre + Agir ou dans les travaux à venir de l’année, l’ICÉA tentera de répondre à ces questions, tout en analysant la pertinence des politiques proposées ou mise en œuvre par l’État.

Au final, cette édition d’Apprendre + Agir rappelle que l’ICÉA réclame depuis longtemps des politiques qui prennent en compte les divers domaines d’apprentissage, qui investissent dans l’offre de formation des adultes et qui s’attaquent à toutes les inégalités dont sont victimes les personnes apprenantes.